dishevelled

25 mai 2012

Mansfield.TYA - de la poésie


C'est la mer du Nord mais avec toi,

Tout est lancinant, ça devient Rio.

Tout est lancinant, et tout est trop chaud,

Pourtant ce soir, il fera zéro.

Les palmiers, les nuages dans le soleil sont tropicaux.

Et le bronzage de tes fesses dessine un coeur vulgaire mais beau,

Comme notre amour.


J'ai peur de dormir, j'ai peur du réveil.

Je voudrais mourir pendant mon sommeil.

Je me sens très lâche et j'ai peur de demain.

Non que j'aime la nuit mais j'ai peur du matin.


Au loin dans la nuit, j'ai vu courir un cerf blessé ou un enfant.

Quelqu'un qui court près des discothèques et qui fait un bruit de pleurs tout en chantant.

Qui pleure la défaite ou qui chante sur le trottoir.

A ce moment, je n'entends plus très bien.

Mais si c'était un cerf, j'aurais vu des bois, or dans l'obscurité je n'ai vu que la misère.


Des coups de poings, des coups de tête, des coups de pieds,

Des coups de fouet, j'ai le coeur serré.

Coup d'éclat, sanglots assurés,

Des coups bas, emmene-moi danser.

 

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Je veux me reteindre les cheveux en bleu. Mais j'ai peur de l'avis des gens.

tumblr_m0473wry191qbpdcto1_500 : trop beau.

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24 mai 2012

L'odeur de l'orage, l'odeur de l'orage, l'odeur de l'orage, l'odeur de l'orage, l'odeur de l'orage.

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Les bruits de bouche de ma mère et son copain qui s'embrassent finiront-ils un jour par ne plus me répugner ?

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Un an et demi plus tard, je lui touve enfin un défaut : il porte un t-shirt Saez !

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20 mai 2012

En même temps qu'elle m'inspire une jalousie si profonde qu'elle me rend nauséeuse, je tombe amoureuse de Grimes, à l'aide.

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24 avril 2012

J'ai mal au coeur. Littéralement ; je le sens qui se serre sous mes os, je sens le sang qui gicle dans mes artères, dans une anormale difficulté. Et soudain, j'ai peur de mourir comme jamais je n'ai eu peur de mourir. Depuis samedi, j'ai cette boule qui enfle dans ma gorge, la même que celle qui s'installe en douce quand tu te retiens très fort de pleurer. Peut-être que je me retiens très fort de pleurer, sans m'en rendre compte. Je me suis une fois de plus blottie dans la situation la plus merdique possible, en l'occurrence un triangle -voire pentagone- amoureux sans issue, où personne n'aime la personne qu'il faudrait. Chacun reproduit à son tour le schéma du précédent : la fuite. C'est une stratégie qui n'est pas aussi simple qu'elle en a l'air. Il faut du courage pour s'isoler, pour se reconstruire indépendamment des autres, pour arriver à ne pas perdre de vue ses objectifs, même lointains. Je ne suis pas très bonne pour tout ça. Il me faut du recul physique, il faut que mon corps soit impliqué dans cette fuite, je dois prendre le train, marcher, rentrer chez moi et redevenir un bébé, je dois m'éloigner le plus possible de la douleur.

La peur de mourir, donc. Egoïstement bien moins angoissante que la peur de la mort des autres où on est touchés en plein coeur. Par exemple, je sais que je ne me remettrais jamais de la mort de ma mère, si elle devait arriver maintenant. Par contre, je ne sais pas si, si je devais mourir cette nuit, je serais satisfaite de la vie que j'ai menée jusqu'à présent. J'ai l'impression de saboter ma propre existence, de mille façons possibles, et je me déteste pour ça parce que c'est du gaspillage, et qu'il n'y a rien de pire que le gaspillage. 

Mercredi soir, j'ai emmené mon meilleur ami au concert de Soap&Skin à l'AB. Et c'était le plus beau concert du monde. J'ai pleuré comme une gosse. Quatre fois. C'est indécent de pleurer autant en public. Mais elle me touche tellement, sans que je sache pourquoi. Jamais je n'ai vu un artiste ressentir à ce point sa musique. Tout faisait entièrement partie d'elle, une cohérence sans aucun défaut, les notes de piano lui collaient à la peau comme son ombre. Elle emplissait la salle de sa voix. Et chaque fin de morceau était prolongé par le silence du public, la respiration en suspens. Je la revois, habillée en noir, seule sur le devant de la scène, debout dans la lumière blanche d'un spot, comme la reine des ténèbres. Et je la revois aussi quand elle danse, habitée d'une incroyable force destructrice qui fait penser qu'elle se bat contre quelque chose. Et ses cheveux roux qui s'enflamment. Et ses mains chefs d'orchestre. C'était sublime, ça me manque déjà, je suis amoureuse.

 

 

(Ici, une vidéo de son concert dans la même salle, en 2010. A l'époque, les gens étaient plus bruyants.)

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28 juin 2011

Construire. Porter des talons. Marcher la tête haute. Ne jamais baisser les yeux. Lever les mains vers le ciel.

Tout est en haut : les médicaments dans l’armoire de la salle de bain, les magazines pornos sur les étagères des magasins, les bureaux des patrons dans les buildings, les dieux vers la lumière. Le sommet est à atteindre ou, par défaut, est à fantasmer. 

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14 mai 2011

Le petit nouveau de ma vie virtuelle : http://riotshields.tumblr.com/

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